Cours vont reprendre, après exams.
ça va mieux car :
A force d'y penser (et malgré moments très durs), je me suis éloignée et créé une vie à moi.
D'abord ce fut assez hésitant et comme honteux. Comme si c'était mal de cacher des choses.
Exemple : habituée à des remarques négatives sur mes amis, qui me blessent ("Et celle-là, qu'est-ce qu'elle est molle ! Mais évidemment, c'est ton amie, elle est aprfaite, tu ne la critiques pas !" - "Elle vit seule dans un appartement? Eh bien, il y en a qui ont de la chance !" - toujours sur un ton sec, amer, ou ironique), je ne dis plus rien sur les nouveaux. Si on me pose des questions sur ce que je fais, je parle maintenant des cours et du travail.
J'ai banni les infos du genre : "je suis allée au cinéma avec Telle ou Telle". Tout de m^me, j'ai bien le droit de sortir de temps à autre ? (De toute façon je le fais). Mais elles n'aiment pas : je suis étudiante, je dois étudier. Soit je suis à la maison (et j'ai intérêt à lire, et pas à regarder la télé, sinon j'ai des remarques du genre "Ah, eh bien, les étudiants ont du temps, à ce que je vois !"), soit je suis en cours ou en bibliothèque.
Alors tout d'un coup je me suis demandé pourquoi je rentrais, après les cours. (Trucs à raconter).
Donc soit je vais en biblio, soit chez amis, mais toujours avec explications, que je donne avant qu'on me demande.
Mère a approuvé cette attitude : elle m'a sèchement fait remarquer au printemps dernier, à plusieurs reprises, que enfin je me comportais comme une étudiante. Amusant, car qu'en sait-elle : non je veux dire, elle n'a pas fait d'études, ni en fac ni ailleurs. Elle n'a pas la vision de l'étudiant qui étudie mais fait la fête aussi. Et a des amis, etc. Sa vision (j'ai compris ça) est élémentaire : un étudiant étudie. Point.
Donc révélation (bon dit comme ça ça fait révélation mais enf ait, compréhension progrssive) et changemùent d'attitude, surtout en fin d'année, donc peu d'effet sur mon quotidien mais bonnes résolutions prises cette année.
Oups plus le temps.
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jeudi 20 novembre 2008
Un truc qu'elle a dit
Elle dit : "tu en veux à ta soeur".
Cela veut dire que c'est mal.
Je ne lui en veux pas. Ou si?
Mais je pense qu'elle ne doit pas rester enfermée - ma - soeur, donc, elle doit sortir.
Ma mère dit : "mais où veux-tu qu'elle aille?" que veux-tu qu'elle fasse?"
Soyons objectif : je pense qu'elle doit sortir, bouger, non pas rester toute la journée sur le canapé sous la couette devant la télé.
C'est ce que je pense.
Pour ma mère, je suis intolérante.
Suis-je intolérante?
Nous verrons.
Mais une chose sûre : je ne dois pas penser à elle comme ça.
Qu'importe ce que je pense : maîtresse de sa vie, elle l'est, et moi de la mienne.
Qu'elle reste devant la télé, jour après jour - reste. Je dois m'abstenir d'en penser du mal.
C'est son choix. Je dois le respecter.
C'est à dire que je ne peux (comprenez bien) m'empêcher de penser qu'elle devrait chercher un boulot, car même si c'est dur elle en trouve toujours quand elle cherche, mais non, je ne dois pas le penser, c'est sa vie.
Pas la mienne.
En plus de mes études, j'ai trouvé un boulot de caissière. Caissière : elle a dit : ah, ah, ah : pour toi, pas pour moi.
Avec l'argent, j'achèterai du chocolat.
Je ne dois plus en parler, ces pensées me font devenir noire à l'intérieur. Honte de remuer de tels néants.
Cela veut dire que c'est mal.
Je ne lui en veux pas. Ou si?
Mais je pense qu'elle ne doit pas rester enfermée - ma - soeur, donc, elle doit sortir.
Ma mère dit : "mais où veux-tu qu'elle aille?" que veux-tu qu'elle fasse?"
Soyons objectif : je pense qu'elle doit sortir, bouger, non pas rester toute la journée sur le canapé sous la couette devant la télé.
C'est ce que je pense.
Pour ma mère, je suis intolérante.
Suis-je intolérante?
Nous verrons.
Mais une chose sûre : je ne dois pas penser à elle comme ça.
Qu'importe ce que je pense : maîtresse de sa vie, elle l'est, et moi de la mienne.
Qu'elle reste devant la télé, jour après jour - reste. Je dois m'abstenir d'en penser du mal.
C'est son choix. Je dois le respecter.
C'est à dire que je ne peux (comprenez bien) m'empêcher de penser qu'elle devrait chercher un boulot, car même si c'est dur elle en trouve toujours quand elle cherche, mais non, je ne dois pas le penser, c'est sa vie.
Pas la mienne.
En plus de mes études, j'ai trouvé un boulot de caissière. Caissière : elle a dit : ah, ah, ah : pour toi, pas pour moi.
Avec l'argent, j'achèterai du chocolat.
Je ne dois plus en parler, ces pensées me font devenir noire à l'intérieur. Honte de remuer de tels néants.
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